vendredi 1er juillet 2005, par Þ
Voir en ligne : ecologielibidinale.org
La société occidentale se pose actuellement comme un modèle dominant pour le reste du monde, aussi il convient de l’étudier et de la comprendre.
Il s’agit en particulier d’en démonter les rouages et de mettre en lumière ses instruments de domination et de reproduction, agissant tant sur l’ordre économique et politique du monde que sur les individus.
Toutes les sociétés, à l’instar des institutions qui les composent, mues par une sorte d’instinct de conservation, ont pour objectif, conscient ou non, d’atteindre la plus grande stabilité, ainsi que de se reproduire et de s’étendre comme l’indique Simone Weil dans sa réflexion sur les causes de la liberté et de l’oppression. C’est cet état idéal de stabilité qu’atteignent les sociétés totalitaires "utopiques" imaginées par Aldous Huxley et Georges Orwell dans leurs magistrales oeuvres de science-fiction si proches de notre société de consommation ou du modèle stalinien. Toutefois, jusqu’à présent toutes les sociétés humaines se sont transformées ou ont été anéanties par des crises plus ou moins brutales. Qu’elle parvienne à atteindre son objectif hégémonique tendant à régir toute action et toute pensée humaine ou qu’elle s’effondre brutalement victime de ses contradictions, c’est vers un totalitarisme et une barbarie d’une intensité jamais encore rencontrée que la société occidentale mène l’humanité. C’est pourquoi des individus encore lucides ont entrepris l’ambitieuse tâche de s’opposer à son extension totale et de la faire "atterrir en douceur", de préparer une transition vers un nouveau modèle pouvant assurer tant la préservation de l’espèce humaine que celle des capacités des individus.