une parodie
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mercredi 30 juin 2004, par unbehagen
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Si j’tais devenu artiste...
Par A. H. (posthume)
Ha, si j’tais devenu artiste... Habill d’un veston noir et d’une cravate, je me prsente devant mon jury. Je prsente mes uvres. Ceux sont les fruits de mes annes de travaille. Comme des corbeaux ils tournent autour et ne laissent entre voir aucun sentiment. Ils me posent une ou deux questions sur ma conception du monde. Je leur cite mes matres et mes influences. Ils hochent de la tte. Au revoir, les rsultats sont dans deux semaines. Je range mes planches dans mon carton. Deux semaines plus tard mon nom est sur la liste. La joie me traverse de part en part. Cette joie me change bien de mes humeurs macabres, nanmoins ncessaire pour peindre. Je cours voir mes amis. Ils me flicitent et dcident de m’offrir un verre. Assis sur un sige de bistrot, nous commandons des bires. Fire de moi, mes amis me flicitent encore plus fort pour que tout le monde et surtout les demoiselles s’intressent mon nouveau sort. Ils ne se sont pas tromps, les filles en commandant une consommation me lancent un sourire. Elles cherchent connatre ce futur peintre reconnu et renomm. Une d’elle lorsque je sors contempler les toiles, m’accompagne. On discute longuement sur mes ambitions et les siennes. Elle me raconte qu’elle fait des tudes pour devenir professeur. La discussion se prolonge et elle veut faire un tour dans ces ruelles. On part sans le dire personne. Doucement nous nous rapprochons. Elle me prend par le bras, avec son si beau sourire. Je la laisse faire. Je ne suis pas contre. On s’assoit de nouveau sur une de ces bancs publics. Je trouve que je commence bien ma nouvelle vie d’artiste. Elle pose sa tte contre mon paule. Elle me caresse les bras, elle me demande si j’ai une amie. Je lui prends la main et je lui parle de la beaut de venus. La soire passe et je la ramne chez elle. Elle ouvre la porte et d’un coup elle se retourne et m’embrasse. Aussi vite, elle referme la porte pour que son pre ne me voie pas ou pas encore. Je retourne chez moi comme un crabe. Je n’y crois pas. Je m’endors en pensant elle qui est si belle. Mon rveil sonne. Je me lve, je m’habille je prends mon carton dessins et je file l’universit. La journe passe au fil des coups de pinceau. La cloche retentit, vingt heures, fin des cours. Elle m’attendait l, devant la majestueuse entre des beaux arts. Elle tait dans un petit ensemble soyeux. Que fais tu la ? Elle avait mme des gants blancs. J’attends. J’avais une blouse tach de peinture. Et Tu attends qui ? Elle me sourit et prend ma main. Elle me fait courir jusqu’ chez moi pour me changer. Elle veut me faire venir un concert de musique de chambre. Je tente de trouver des habits pour l’occasion. On part, on marche un peu. Elle me raconte qu’elle veut me prsenter ses parents. Je ne suis pas contre, mais srement pas ce soir. On y est all, on a cout. Je la teints prs de moi, mais pas trop. Cela pourrait veiller les soupons. On est rentr ensemble. Je le dis que j’ai bien aim. Ca me rappelle un ami de la grande guerre, le musicien, le grand connaisseur de notre bataillon. La guerre est loin maintenant dans mon cur. Elle prend la plus grande place. Je lui demande si elle veut bien poser pour moi. Elle me regarde avec un grand sourire et me dit que ce sera ce soir ou jamais. Je prends mes pinceaux, ma toile. Elle se dshabille, je lui tente une couverture. Elle la refuse et pose nue. Je peux presque avaler une mouche tellement ma bouche est ouverte. Je suis ttanis. La toile, la toile, pense la toile. Je peins... Le lendemain matin, je me rveille a cot d’elle qui me fixe droit dans les yeux. Maintenant, on doit se marier ! Mes parents n’accepte pas que je passe la nuit avec un inconnu Je la regarde. Je me lve tout nu. Je me mets le drap comme une toge. Veux-tu m’pouser ? Je suis un artiste maintenant, la vie ne sera pas forcment rose tous les jours. Un an plus tard nous nous sommes maris. Nous avons eu trois beaux enfants. Mes toiles se vendent bien. Un nom sur une liste peu radicalement changer une vie. Elle a chang la mienne. Le choix de sages professeurs de l’cole des beaux arts de Vienne ont fait de moi un homme bon et heureux. ... le monde n’aurait jamais comme le nazisme !
